10 BONNES RAISONS (AU MOINS !!!)
DE MONTRER SA COLÈRE DANS LA RUE…
RAISON N°1 : POUR EXIGER QU’ON VOUS DEMANDE VOTRE AVIS QUAND IL S’AGIT DE FAIRE ÉVOLUER LE SYSTÈME SCOLAIRE…
Toutes les réformes conduites dans l’Education Nationale ses dernières années ont un point commun : elles se font sans la consultation réelle des personnels, et souvent contre eux. Les réformes Châtel du lycée et du collège en sont les illustrations scandaleuses.
à Le mépris, ça suffit ! Les réunions-formatage sont la marque d’un véritable mépris pour notre professionnalisme et un déni de l’expérience qui deviennent insupportables.
RAISON N°2 : POUR REFUSER LA RÉFORME DU COLLÈGE QUI TOUCHE LES LP AU TRAVERS DES 3ème PRÉPA-PRO
Cette réforme, c’est l’augmentation dangereuse de l’autonomie des établissements, une conception problématique de l’interdisciplinarité et de l’accompagnement personnalisé, un sort calamiteux réservé aux langues vivantes, régionales et anciennes, la globalisation des horaires d’enseignements artistiques, ainsi que ceux des enseignements technologiques et scientifiques… et c’est aussi la multiplication des réunions qui vient dégrader notre temps de travail.
à Le collège a besoin d’une autre réforme et surtout d’autres moyens.
RAISON N°3 : POUR EXIGER LA REMISE À PLAT DE LA RÉFORME DU LYCÉE PROFESSIONNEL
Avec les enveloppes horaires globalisées sur 3 ans à répartir localement pour assurer des enseignements en effectifs réduits, la « marge d’autonomie » est l’agent redoutable des inégalités, toujours plus criantes, entre les établissements… C’est aussi un outil supplémentaire au service de la réduction des moyens d’enseignement et de l’offre de formation.
à La réforme du lycée professionnel non seulement n’a remédié à aucun problème, mais en a créé de nombreux tout en dégradant significativement les conditions de travail des enseignants.
RAISON N°4 : POUR EXIGER L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS D’ENSEIGNEMENT À TRAVERS LA RÉDUCTION DES EFFECTIFS
La France est un des rares pays où la taille des classes a augmenté entre 2000 et 2010 (+3,4%). A l'exception de l'Italie et des Pays-Bas, tous les autres pays développés ont diminué le nombre d'élèves par classe en moyenne de -7%
à La taille des classes reste un élément non négligeable de souffrance professionnelle. Sur le plan pédagogique, des effectifs réduits, c’est aussi la condition pour des pratiques variées et plus efficaces.
RAISONS N°5 : POUR REFUSER LA DÉGRADATION DU TEMPS DE TRAVAIL ET EXIGER LA RÉDUCTION DE CE TEMPS DE TRAVAIL
Selon une enquête du ministère lui-même, « les professeurs de lycée professionnel 39 heures » (Enquête DEPP 2013)
à Aucune mesure en faveur de la réduction du temps de travail n’a été prise pour les enseignants qui ont vu les missions se surajouter les unes aux autres sans aucune contrepartie en terme de décharge horaire.
RAISON N°6 : POUR REFUSER LE DÉCLASSEMENT SALARIAL DU MONDE ENSEIGNANT FRANÇAIS
Le salaire moyen d'un enseignant est inférieur de 30 % à celui d'un cadre de la fonction publique et de 38 % à celui d'un cadre du secteur privé. Un enseignant du second degré perçoit 92% de la rémunération moyenne des autres métiers tertiaires de niveau de qualification comparable. Les comparaisons internationales sont défavorables à la France ; par exemple, le rapport entre le salaire réel moyen annuel d’un enseignant en collège en Allemagne et en France est de 1,55 et de 1,54 pour un enseignant en lycée.
à On en arrive aujourd’hui à recruter les enseignants avec un salaire de 1,12 SMIC.
RAISON N°7 : POUR REFUSER LA SCANDALEUSE PERTE DE POUVOIR D’ACHAT DE TOUS LES FONCTIONNAIRES
De 2000 à 2015 la perte de pouvoir d'achat du point d’indice aggravée par le gel de la valeur du point depuis juillet 2010 et l’augmentation de la retenue pour pension conduisent à une perte en euros constants de plus de deux mois de salaire par an. Tous les fonctionnaires sont touchés.
à Ainsi, en 2015 un fonctionnaire perçoit moins de dix mois du traitement d’un fonctionnaire rémunéré au même indice en 2000.
RAISON N°8 : PARCE QUE LES HEURES SUPPLÉMENTAIRES SONT UN TRÈS MAUVAIS MOYEN DE RATTRAPER NOTRE PERTE DE POUVOIR D’ACHAT.
Les inégalités d’accès aux heures supplémentaires sont fortes, au détriment des femmes, des jeunes. Des catégories entières de personnels n’y ayant pas accès : documentalistes, CPE, CO-Psy. Le bilan social du MEN souligne une forte hétérogénéité des rémunérations dans le second degré, où 10% des enseignants gagnent moins de 24 599 € et 10% plus de 42 162 €, ce qui représente un rapport inter décile de 1,71.
à Et surtout, les heures supplémentaires sont autant d’heures qui pourraient servir à créer des postes
RAISON N°9 : PARCE QUE LA REVALORISATION EST NÉCESSAIRE POUR LUTTER CONTRE LA CRISE DU RECRUTEMENT
Mais rompre avec les heures supplémentaires dans le second degré supposerait d’être en situation de recruter encore plus massivement, alors que l’éducation nationale traverse une crise de recrutement aiguë, en particulier dans le second degré.
à En juillet 2014, faute de candidats, 25 % des postes offerts au CAPLP n’ont pas été pourvus. Voilà pourquoi il faut de toute urgence revaloriser.
RAISON N°10 : PARCE LE CHANGEMENT, CE N’EST QU’UNE QUESTION DE VOLONTÉ POILITIQUE
Les exonérations de cotisations patronales, c’est 30 milliards par an, compensées sur le budget de l’état, et pour une efficacité réduite.Pour les entreprises non financières, la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20. Dans ces entreprises non financières en 2011, le coût du capital est deux fois plus élevé que les cotisations patronales : 307 milliards d’euros de dividendes et intérêts aux banques pour 154 milliards d’euros de cotisations sociales.
à Exigeons une autre répartition et une autre utilisation des richesses. En 1995, la dépense d’éducation représentait 7,8% du PIB. En 2013, 6,8%, soit 1 point de moins.
Si la France rétablissait une dépense d’éducation à son niveau de 1995, cela ferait... 20 milliards d’euros supplémentaires qui pourraient être consacrés au 1er degré, au 2nd degré, et au supérieur...
POURQUOI FAIRE GRÈVE LE 26 JANVIER ?
PARCE QUE NOS REVENDICATIONS SONT LEGITIMES !