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L’Apprentissage : comprendre les enjeux au travers de l’étude d’une académie

 

L’Apprentissage : comprendre les enjeux au travers de l’étude d’une académie

 

« Malgré les bons résultats obtenus par nos élèves, des disparités de parcours s’observent en particulier concernant le taux d’accès au niveau du baccalauréat (niveau IV). Celui-ci régresse depuis 2002 et devient inférieur à la moyenne nationale » écrit Mr le Recteur de l’Académie de TOULOUSE.

Les résultats aux examens ( BEP, BAC et BAC PRO) sont  excellents  sur notre académie et la technostructure rectorale parle de manque de fluidité.

Soyons objectifs : lorsque les parents nous confient leurs enfants, nous les amenons sur la voie de la réussite. Par contre, lorsque le système financier prend en charge ces mêmes jeunes par le biais de l’apprentissage, ils se retrouvent en échec.

Ce constat conforte nos analyses et démontre, s’il en était encore besoin, que nos interpellations, nos réclamations, nos interrogations n’ont jamais étaient prises en compte.

En effet, la déperdition due à l’apprentissage sur une cohorte explique ces résultats calamiteux aux Bacs. Nous sommes passés sous la moyenne nationale de 72% de reçus au bac. Nous continuerons à dénoncer le fait que plus de 30% des jeunes qui s’engagent dans l’apprentissage abandonnent en cours de formation. Nous dénonçons aussi la publicité mensongère faite par le MEDEF  qui laisse penser qu’un jeune qui s’engage sur un niveau V en apprentissage débouche sur un diplôme de niveau III. L’académie de TOULOUSE  porte le bonnet d’âne avec un taux d’accès au niveau Bac inférieur à 67%. Si on tient compte de la déperdition du service public, nous devrions être à 86% de jeunes aux niveaux Bac. L’écart est proche de 20 points sur une cohorte. Concrètement des milliers de jeunes ne parviendront jamais au niveau bac et encore moins au niveau III.

Pour palier à cette catastrophe annoncée par le SNUEP FSU, l’état a mis en place des formations gérées par des organismes privés ou semi privés. Cette médecine amère n’a pas permis d’atteindre les objectifs de 80% d’une classe d’âge au niveau Bac. Le MEDEF a dégainé une arme lourde : le Bac Pro 3 ans. En effet, au lieu d’inscrire les jeunes en CAP ou BEP autant transformer le tir vers le Bac et permettre de faire en sorte que les bilans sur une cohorte au niveau bac soient fortement impactés et permettent d’atteindre les valeurs prédéfinies par les normes européennes (50% d’une classe d’âge en post bac).

L’apprentissage s’adapte aux nouvelles contraintes européennes sans se soucier de l’avenir des jeunes et surtout de leur réussite.

 

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